Fermeture du paysage donnant sur les marais
Présentation du site
Contexte
Cette propriété du Conservatoire du Littoral depuis une trentaine d'années, est gérée par le Parc naturel régional de Camargue. Comprise entre la route départementale D37 qui longe la rive Nord du Vaccarès et l’étang, elle est composée d’anciennes rizières et de plus de 2 km de rivage de l'étang.
Au centre, la roubine d’irrigation conduisait l’eau pour alimenter les rizières depuis la roubine de la Petite Montlong. Elle est toujours en usage, mais, aujourd’hui, pour une gestion écologique favorisant la conservation de la nature. On aperçoit au fond la martelière servant à répartir l’eau d’irrigation selon les besoins, à gauche ou à droite du canal. Cet espace est pâturé par des chevaux de race Camargue. La végétation est classiquement composée de tamaris de part et d’autre du lévadon. Elle enserre le canal et supporte les accès aux différentes parties du domaine et est composée, le long des rives du canal, de phragmites (Phragmites australis), de joncs (Jucus sp), de graminées, ainsi que de jeunes oliviers de bohèmes (au second plan en rive droite) reconnaissables à leur couleur verte tirant vers le gris
Dans le cadre « Marseille Provence 2013, Capitale européenne de la culture » un projet d’installation devait être réalisé par l’artiste japonais Tadashi Kawamata reconnu internationalement. Cette installation surélevée en bois aurait permis aux visiteurs d’aborder autrement ce paysage et celui de l’étang.
Évolutions paysagères
Depuis 1999, les tamaris se sont beaucoup développés au point que le point de vue n’en est finalement plus un. On ne peut quasiment plus rien apercevoir depuis l’ancienne station de pompage sinon cet ancien canal d’irrigation de rizières, dont la fonction est depuis longtemps oubliée. Il est encombré par un olivier de Bohême sur sa rive droite et pourrait bientôt s’effondrer dans le canal. Il faut savoir que la haie de tamaris bordant les chemins de part et d’autre de la roubine n’est pas d’origine. Ils ont été plantés par le Parc.
Les marais constitués par d’anciennes rizières et que l’on ne peut plus voir à partir des clichés de 2009, se sont considérablement adoucis, conséquence écologiquement discutable de l’introduction d’eau douce en excès. Avec la diminution artificielle des assecs, une végétation banalisée s’est installée, végétation que l’on peut retrouver dans des marais continentaux. On est bien ici dans un paysage marqué par la fermeture du milieu, conséquence des introductions d’eau douce depuis les années 1960.
Le projet de parcours de Tadashi Kawamata n’a pas pu voir le jour.
• Éléments stables : canal
• Dynamique du changement : (non-)entretien de la végétation, conditions hydrosalines
Ambiance paysagère
La fermeture de ce milieu produit une ambiance intimiste et secrète, qui contraste fortement avec le caractère ouvert des paysages voisins de marais et d’étendues agricoles.
Enjeux : Fermeture du paysage (de la vue et du passage)
Altitude : Le secteur du Mas Neuf varie de 0,5 m NGF à proximité de la route D37 (qui est à environ 1 m) à 0 m au niveau des rives de l’étang.
Cette propriété du Conservatoire du Littoral depuis une trentaine d'années, est gérée par le Parc naturel régional de Camargue. Comprise entre la route départementale D37 qui longe la rive Nord du Vaccarès et l’étang, elle est composée d’anciennes rizières et de plus de 2 km de rivage de l'étang.
Au centre, la roubine d’irrigation conduisait l’eau pour alimenter les rizières depuis la roubine de la Petite Montlong. Elle est toujours en usage, mais, aujourd’hui, pour une gestion écologique favorisant la conservation de la nature. On aperçoit au fond la martelière servant à répartir l’eau d’irrigation selon les besoins, à gauche ou à droite du canal. Cet espace est pâturé par des chevaux de race Camargue. La végétation est classiquement composée de tamaris de part et d’autre du lévadon. Elle enserre le canal et supporte les accès aux différentes parties du domaine et est composée, le long des rives du canal, de phragmites (Phragmites australis), de joncs (Jucus sp), de graminées, ainsi que de jeunes oliviers de bohèmes (au second plan en rive droite) reconnaissables à leur couleur verte tirant vers le gris
Dans le cadre « Marseille Provence 2013, Capitale européenne de la culture » un projet d’installation devait être réalisé par l’artiste japonais Tadashi Kawamata reconnu internationalement. Cette installation surélevée en bois aurait permis aux visiteurs d’aborder autrement ce paysage et celui de l’étang.
Évolutions paysagères
Depuis 1999, les tamaris se sont beaucoup développés au point que le point de vue n’en est finalement plus un. On ne peut quasiment plus rien apercevoir depuis l’ancienne station de pompage sinon cet ancien canal d’irrigation de rizières, dont la fonction est depuis longtemps oubliée. Il est encombré par un olivier de Bohême sur sa rive droite et pourrait bientôt s’effondrer dans le canal. Il faut savoir que la haie de tamaris bordant les chemins de part et d’autre de la roubine n’est pas d’origine. Ils ont été plantés par le Parc.
Les marais constitués par d’anciennes rizières et que l’on ne peut plus voir à partir des clichés de 2009, se sont considérablement adoucis, conséquence écologiquement discutable de l’introduction d’eau douce en excès. Avec la diminution artificielle des assecs, une végétation banalisée s’est installée, végétation que l’on peut retrouver dans des marais continentaux. On est bien ici dans un paysage marqué par la fermeture du milieu, conséquence des introductions d’eau douce depuis les années 1960.
Le projet de parcours de Tadashi Kawamata n’a pas pu voir le jour.
• Éléments stables : canal
• Dynamique du changement : (non-)entretien de la végétation, conditions hydrosalines
Ambiance paysagère
La fermeture de ce milieu produit une ambiance intimiste et secrète, qui contraste fortement avec le caractère ouvert des paysages voisins de marais et d’étendues agricoles.
Enjeux : Fermeture du paysage (de la vue et du passage)
Altitude : Le secteur du Mas Neuf varie de 0,5 m NGF à proximité de la route D37 (qui est à environ 1 m) à 0 m au niveau des rives de l’étang.
Mots clés
irrigation,
marais,
arbre
Témoignages
Roubine : canal creusé pour l’assainissement, le drainage ou l’irrigation, du provençal roubino
Martelière : vanne à coursiers, du provençal marteliero
Lévadon : levée de terre, petit endiguement, du provençal levadoun
Retrouvez la fiche d'analyse complète sur le site internet du Parc naturel régional de Camargue !
Martelière : vanne à coursiers, du provençal marteliero
Lévadon : levée de terre, petit endiguement, du provençal levadoun
Retrouvez la fiche d'analyse complète sur le site internet du Parc naturel régional de Camargue !