Clos des mâles | Arles

L’effacement au fil du temps des traces de pâturage
Présentation du site
Contexte

Un suivi paysager a été réalisé sur le site de la Palissade dès 1995 à la suite de l’arrêt du pâturage intensif de chevaux et taureaux. Il vise à témoigner de l’évolution des milieux.

L’enclos sur la photo de 1995 servait pour enfermer les taureaux mâles et les sélectionner pour les faire reproduire avec les femelles. De là vient le nom du site : clos des mâles. Le sol n’était alors qu’un champ de boue en raison du surpâturage et à la destruction que peuvent causer les sabots des taureaux. La végétation était ainsi réduite aux joncs piquants et à quelques tamaris. Ces seules espèces végétales survivaient au passage des bêtes car non consommables par ces dernières.

Évolutions paysagères

En 2005, la sansouïre se développe sur le sol qui était autrefois piétiné. Les arbres commencent à s’implanter sur le terrain. Les joncs grandissent également. La clôture a disparu, mais il reste une partie des enclos pour animaux.

En 2010, 2014 et 2020, les arbres et la sansouïre poursuivent leur développement. Les joncs sont toujours présents ici et là. En 2014, on constate l’apparition de roseaux.
En 2024, les arbres et les roseaux obstruent la vue sur le point.

• Éléments stables : jonc
• Dynamique du changement : revégétalisation, croissance de la végétation

Enjeux : fermeture du paysage
Mots clés
arbre, sol nu, infrastructure agricole, sansouire
Témoignages
Sansouïre : milieu inondable recouvert d’efflorescence saline et composé de salicornes, de soudes et de saladelles, appelé aussi engane

Retrouvez la fiche du point de vue sur le site internet du Parc naturel régional de Camargue !