Patrimoine symbole de la culture des gardians
Présentation du site
Contexte
Au sein de la culture camarguaise qui s’organise autour de la bouvino, le Mas de l’Amarée revêt une importance particulière. En effet, le Marquis de Baroncelli Javon a vécu dans ce mas à partir de 1889 jusqu’aux années 1931. Le Marquis de Baroncelli a imaginé et fait exister la culture des gardians et des manades au début des années 1900, qui s’est développée avec la croissance de l’élevage de biòu. Elle est devenue et reste très populaire jusqu’à aujourd’hui. L’Amarée est la bâtisse qui accueillait la manade du marquis, puis des propriétaires qui lui ont succédé.
Au début du 20e siècle, la végétation est composée, en majorité, de salicornes érigées, de joncs, de graminées et de quelques tamaris. La qualité de l’image originale ne permet pas de pousser bien loin l’analyse mais on peut noter la présence de feuillus autour des bâtiments, ce que permet de lire la prise de vue hivernale. D’après d’autres sources iconographiques ces feuillus se révèlent être des peupliers.
Évolutions paysagères
Les bâtiments ont peu changé en particulier la maison principale où l’on note l'apparition d'une cheminée supplémentaire avec un prolongement du bâtiment. La cabane de Gardian, où a vécu le grand-père des frères Jalabert, propriétaire du Mas de la Chassagne en Camargue, a disparu pour laisser place à une petite maison avec une nouvelle orientation.
Entre le début du 20e siècle et 1998, la végétation s’est transformée. Elle est composée de salicornes, d’obiones et de joncs. Cela peut s'expliquer par un pâturage régulier et une augmentation de la salinisation des sols, reliée à l’élévation du niveau marin. Un poteau électrique apparaît aux abords du bâtiment et les arbres sont beaucoup plus nombreux. En 2009, il n’y pas de grand changement à part les arbres qui grandissent légèrement. En 2016, la sansouire reste stable. Les arbres évoluent encore. Le bâtiment a été rénové et agrandi, avec un changement des tuiles du toit.
• Éléments stables : patrimoine bâti
• Dynamique du changement : salinisation des sols, pâturage
Ambiance paysagère
Situé à peu de distance des Saintes Maries de la Mer, les alentours de l’Amarée portent depuis plusieurs années les traces de la salinisation du milieu. La pelouse a évolué en sansouïre et le sol est en partie dénudé, ce qui produit une impression un peu triste autour d’un mas porteur d’une histoire si évocatrice.
Enjeux : préservation et valorisation du patrimoine bâti et du patrimoine naturel
Au sein de la culture camarguaise qui s’organise autour de la bouvino, le Mas de l’Amarée revêt une importance particulière. En effet, le Marquis de Baroncelli Javon a vécu dans ce mas à partir de 1889 jusqu’aux années 1931. Le Marquis de Baroncelli a imaginé et fait exister la culture des gardians et des manades au début des années 1900, qui s’est développée avec la croissance de l’élevage de biòu. Elle est devenue et reste très populaire jusqu’à aujourd’hui. L’Amarée est la bâtisse qui accueillait la manade du marquis, puis des propriétaires qui lui ont succédé.
Au début du 20e siècle, la végétation est composée, en majorité, de salicornes érigées, de joncs, de graminées et de quelques tamaris. La qualité de l’image originale ne permet pas de pousser bien loin l’analyse mais on peut noter la présence de feuillus autour des bâtiments, ce que permet de lire la prise de vue hivernale. D’après d’autres sources iconographiques ces feuillus se révèlent être des peupliers.
Évolutions paysagères
Les bâtiments ont peu changé en particulier la maison principale où l’on note l'apparition d'une cheminée supplémentaire avec un prolongement du bâtiment. La cabane de Gardian, où a vécu le grand-père des frères Jalabert, propriétaire du Mas de la Chassagne en Camargue, a disparu pour laisser place à une petite maison avec une nouvelle orientation.
Entre le début du 20e siècle et 1998, la végétation s’est transformée. Elle est composée de salicornes, d’obiones et de joncs. Cela peut s'expliquer par un pâturage régulier et une augmentation de la salinisation des sols, reliée à l’élévation du niveau marin. Un poteau électrique apparaît aux abords du bâtiment et les arbres sont beaucoup plus nombreux. En 2009, il n’y pas de grand changement à part les arbres qui grandissent légèrement. En 2016, la sansouire reste stable. Les arbres évoluent encore. Le bâtiment a été rénové et agrandi, avec un changement des tuiles du toit.
• Éléments stables : patrimoine bâti
• Dynamique du changement : salinisation des sols, pâturage
Ambiance paysagère
Situé à peu de distance des Saintes Maries de la Mer, les alentours de l’Amarée portent depuis plusieurs années les traces de la salinisation du milieu. La pelouse a évolué en sansouïre et le sol est en partie dénudé, ce qui produit une impression un peu triste autour d’un mas porteur d’une histoire si évocatrice.
Enjeux : préservation et valorisation du patrimoine bâti et du patrimoine naturel
Mots clés
réseau aérien,
arbre,
patrimoine bâti,
sansouire
Témoignages
Gardian : gardiens des troupeaux de taureaux et de chevaux
Manade : troupeau de chevaux et de taureaux mené par un éleveur-gardian.
Sansouïre : milieu inondable recouvert d’efflorescence saline et composé de salicornes, de soudes et de saladelles, appelé aussi engane
Retrouvez la fiche d'analyse complète sur le site internet du Parc naturel régional de Camargue !
Manade : troupeau de chevaux et de taureaux mené par un éleveur-gardian.
Sansouïre : milieu inondable recouvert d’efflorescence saline et composé de salicornes, de soudes et de saladelles, appelé aussi engane
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