Sémaphore | Arles

La lente dégradation du Sémaphore
Présentation du site
Contexte

Le Sémaphore est une construction qui permettait de faire des signaux aux navires depuis la côte pour échanger des informations.

Planté au milieu des bassins de pré-concentration du sel, la silhouette du sémaphore, quoique peu élevée, est visible et reconnaissable de loin. Il est actuellement bordé d’une végétation halophile, salicornes en majorité. En haut et à gauche, le même sémaphore vu par Carle Naudot au début du 20e siècle. Il était alors habité et l’on remarque 5 personnages devant la tour, dont 3 d’entre eux jouent ou semblent jouer de la guitare.

Évolutions paysagères

La reconduction en 2010 montre un bâtiment en ruine. En arrière-plan, sur la photographie prise par C. Naudot (Fonds PNRC) le phare de Faraman a changé de couleur. En effet, le phare était autrefois blanc, mais étant souvent confondu avec les autres phares du littoral, il fut repeint en noir et blanc afin de donner de meilleurs repères pour la navigation.

On peut noter la stabilité d’un fragment de sansouire au premier plan, steppe salée à salicorne (Salicornia fruticosa en majorité) entre les deux dates. A propos de la photo de Naudot, il est possible qu’en arrière du point de prise de vue existait alors une sansouïre, les marais salants n’ayant pas encore investi cet espace.
Pas de changement particulier entre 2009 et 2016.

• Éléments stables : patrimoine bâti
• Dynamique du changement : dégradation du bâti

Ambiance paysagère

L’ambiance est particulière car le site est difficile d’accès, dans une zone exploitée par les salins ou l’on n’accède qu’après un long cheminement sur d’étroites pistes entre les bassins de pré concentration du sel. La présence d’un élément témoignant de la présence humaine dans cet environnement hostile et désert la plupart du temps bien qu’aménagé a quelque chose d’à la fois émouvant et incongru.

Enjeux : préservation du patrimoine bâti
Mots clés
etang, patrimoine bâti, sansouire
Témoignages
Le phare de Faraman que l’on voit sur la gauche de la photo est une reconstruction, l’ancien phare du Faraman fut englouti par la mer au début du XXe siècle. Le nouveau phare a été reconstruit en 1892. Il est classé monument historique depuis 2012.

Retrouvez la fiche d'analyse complète sur le site internet du Parc naturel régional de Camargue !